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ntonin Dupont naquit le 2 mars 1932. Natif de Ripon, village situé dans la Vallée de la Petite-Nation, en Outaouais, M. Dupont était le troisième d’une famille de 10 enfants. Son père était menuisier et travailleur de chantier, sa mère, femme au foyer.
Antonin fréquenta avec un grand bonheur l’école primaire du village. Il avait soif d’apprendre, même au cours de sa petite enfance. Son assiduité et son excellence scolaires furent remarquées par un inspecteur d’école qui entreprit de convaincre ses parents de le laisser poursuivre ses études à l’extérieur du village. Élève doué, il eut donc la permission de ses parents --qui n’étaient pas très riches— afin de devenir pensionnaire au Collège de Montebello pour y faire ses études secondaires. Il obtint une bourse qui défraya en partie le coût de ses études. Chaque été, il revenait au village de Ripon rejoindre sa famille qu’il n’avait pu voir –ou sinon très peu— durant l’année scolaire, et pour travailler au magasin général du village afin d’aider quelque peu financièrement ses parents.
Par la suite, il étudia au Collège des Clercs de St-Viateur à Rigaud. Au terme de cette formation, alors qu’il aurait pu prononcer ses vœux et devenir membre de la Congrégation des Clercs de St-Viateur, il décida de bifurquer vers la vie laïque. Il entreprit donc des études universitaires et termina son baccalauréat es arts, puis sa maîtrise, à l’Université de Montréal, tout en courtisant celle qui allait devenir sa compagne de vie.
Tout en faisant carrière dans le monde de l’enseignement, comme enseignant tout d’abord, puis comme coordonnateur responsable de l’enseignement de l’histoire à la Commission scolaire de Montréal (CSDM, anciennement la CÉCM), Antonin Dupont a poursuivi ses études en histoire. Entretemps, il avait convolé en justes noces un lundi de Pâques, le 2 avril 1956, avec Aline Morin. Ils eurent quatre enfants, deux filles et deux garçons. Aujourd’hui adultes, ces enfants donnèrent, à leur tour, dix petits-enfants à Antonin et à son épouse, soit cinq filles et cinq garçons.
En 1971, Antonin obtenait le grade de Ph.D. de l’Université McGill pour sa thèse intitulée « Les relations entre l’Église et l’État sous Louis-Alexandre Taschereau –1920-1936 ». S’intéressant de près à la didactique de l’enseignement de l’histoire, il rédigea un certain nombre d’articles sur le sujet. Mais il voulut aussi apporter sa modeste contribution à l’avancement de la science historique et consacra ses recherches à l’époque de Taschereau.
En outre, son grand amour de la langue française et le respect de son génie l’incitèrent à publier un ouvrage intitulé : « Dictionnaire pratique des difficultés linguistiques du monde municipal », domaine dont il fut l’un des dignes représentants durant 19 ans au conseil municipal de Montréal-Nord. Finalement, en 2010, il publia un roman en partie autobiographique, « Albert sur chemin de la vie – quand la vie nous emporte là où l’on ne croyait jamais se rendre ». Antonin Dupont est décédé le 2 décembre 2010, à l’âge de 78 ans. Il laisse derrière lui un riche héritage : sa famille, ses ouvrages et ses deux grands sujets de prédilection, l’histoire nationale et le mot juste.
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